Quête Pontificale de l’Epiphanie pour l’Afrique du 7 janvier 2018
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ide aux Eglises d'Afrique

. Affiche AEA



Appel lancé par l’Aide aux Églises d’Afrique le 7 janvier 2018

Origine de la Collecte de l'Épiphanie :

A la fin du 19è siècle, vers 1886, le Cardinal Lavigerie, fondateur des Pères Blancs et des Sœurs Blanches, cofondateur et premier Directeur Général de l'Œuvre d'Orient, fut révolté par la situation inhumaine des Africains vendus comme du vulgaire bétail.

Il entreprend à travers le monde une sensibilisation de l'opinion publique et intervient auprès des gouvernements de l'époque pour que cessent ces " razzia " qui réduisaient en esclavage des hommes appelés à travailler sans rétribution, loin de leur pays, et dépendant totalement de leur propriétaire.

Il fonde à Paris la " Ligue anti-esclavagiste " et en devient le premier Directeur Général. Cette Association est chargée de trouver des fonds pour racheter ces esclaves à leur maître, afin d'en faire des hommes libres.

Faisant écho à l'initiative du Cardinal Lavigerie, le Pape Léon XIII écrivit aux Evêques du monde entier le 20 novembre 1890 et institua une Journée Mondiale de l'Afrique le Jour de l'Epiphanie, prescrivant une " Quête Impérée ". Il demande qu'elle se poursuive tant que les Africains n'auront pu prendre en charge totalement par eux-mêmes leurs propres communautés ecclésiales.

En 1967, l'esclavage ayant, officiellement du moins, disparu depuis plusieurs décennies, la Société anti-esclavagiste prend le nom d'AIDE AUX MISSIONS D'AFRIQUE. En 1992, elle deviendra l'AIDE AUX EGLISES D'AFRIQUE : les Eglises africaines ont acquis leur autonomie et la plupart des Evêques sont aujourd'hui autochtones.


Objectifs :

L'Aide aux Eglises d'Afrique aujourd'hui organise et gère :

Affiche AEA- d'une part la Collecte de l'Epiphanie. Elle s'efforce de sensibiliser chaque année les chrétiens de France aux besoins des Eglises d'Afrique, par une campagne d'information auprès des Evêques, des paroisses et des équipes de coopération missionnaire. Les sommes récoltées sont redistribuées à des diocèses africains (essentiellement francophones, mais aussi anglophones et lusophones) pour les besoins de ces Eglises. Cette Collecte de l'Epiphanie est sous la responsabilité de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples à Rome, et la répartition des fonds est effectuée avec son accord. (en 2005, 934 300 € ont été reversés à 209 diocèses de 26 pays d'Afrique, dont l'Afrique du Nord, Madagascar et des Iles de l'Océan Indien, ainsi qu'à divers Services de la Mission en France, en janvier 2013, 218 diocèses dans 28 pays d'Afrique, principalement francophones, ont reçu un subside de 4 000 € chacun..Sachez qu’en mai 2014, grâce au produit de la quête effectuée en 2013, 220 diocèses dans 28 pays d’Afrique, principalement francophones, ont reçu un subside de 4 000 € chacun.

La Collecte de l'Epiphanie vient en complément de l'aide apportée par les O.P.M.. Elle permet de soutenir des projets relativement modestes pour la formation des laïcs, des catéchistes et la croissance de petites communautés implantées parmi les paysans, les pauvres des villes et les populations abandonnées.

- L'Association française AIDE AUX EGLISES D'AFRIQUE, quant à elle, reçoit, tout au long de l'année, des dons provenant de particuliers. Les sommes ainsi reçues permettent de répondre directement à des micro-projets adressés par des communautés chrétiennes d'Afrique, pour la catéchèse (enfants, jeunes, adultes), la formation des catéchistes, la pastorale paroissiale, la construction de chapelle dans les villages ou les quasi-paroisses.

Dans toute notre action, nous nous efforçons de passer de l'assistance à la solidarité.

Voir aussi sur le site Oeuvres Pontificales Missionnaires

Voir l'ensemble sur le site d' Aide aux Eglises d'Afrique

Voir aussi Lavigerie et sa lutte antiesclavagiste

Voir aussi : * 11 Novembre 2012 - 08 Septembre 2013 : 125è Anniversaire de la Campagne Anti-Esclavagiste
du cardinal Lavigerie, notre fondateur



Voici ce qui est écrit dans le livre de François Renault page 555, 557, 625

...Comme l'écrivait l'explorateur Cameron : " L'Afrique perd son sang par tous ses pores "

L'appel de Lavigerie contre l'esclavage d'après un journal anglaisPour Lavigerie, une occasion nouvelle se présenta de dénoncer le fléau, avec l'abolition de l'esclavage au Brésil en 1888. C'était le seul État de structure européenne où un tel statut existait encore sur le plan légal.

Pour célébrer l'événement, Léon XIII adressa aux évêques de ce pays une lettre encyclique. Ayant appris sa préparation, Lavigerie suggéra au pape de ne pas limiter son commentaire à l'extinction d'un mal social comme si le problème ne se posait plus. Après avoir longuement décrit les horreurs de la traite en Afrique, il proposa donc une exhortation pressante à l'adresse des hommes capables, dans leur sphère propre, de porter un remède : d'une part aux missionnaires de ce continent pour soulager les misères des esclaves et promouvoir leur libération ; d'autre part, aux " gouvernements chrétiens " pour entreprendre une répression efficace contre les traitants. Ces suggestions furent entendues et reprises pour l'encyclique In Plurimis, datée du 5 mai 1888.

C'est une campagne de grande envergure, dans l'Europe entière que le Cardinal envisageait d'entreprendre...

Fravure de l'époque du Cardinal à St Sulpice Lavigerie exposa ce plan dans la conférence qui marqua le coup d'envoi de sa tournée européenne. Elle se tint le 1er juillet 1888, à Paris, dans l'église Saint-Sulpice, comble pour la circonstance. L'orateur décrivit les procédés des traitants, et les souffrances des victimes au cours des razzias, transports par caravanes et mises en vente. Il lança ensuite un double appel : aux volontaires de tous les pays d'Europe, disposés à suivre les traces de Joubert dans le même esprit de total dévouement; et aux journalistes, quelle que fût leur opinion, pour rendre une telle cause d'humanité populaire dans tous les milieux et lui attirer le soutien indispensable... la conférence eut un retentissement répercuté , au-delà des seuls journaux catholiques. La presse républicaine modérée la commenta avec faveur. Le cardinal. écrivait la rédacteur du Temps, " a détruit presque en totalité les notions trop sommaires que nous avions sur l'état de la traite des nègres " Dans le Matin, l'ancien ministre Jules Simon se montrait même enthousiaste : " Qu'un simple prêtre âgé de plus de soixante ans, face autant et plus, avec sa parole, que tous les rois avec leurs milliards et leurs armées ! vrai Dieu, j'ai l'espoir qu'il le fera " Seule la presse radicale observa le mutisme ...

Chaire de St Supice actuelle à Paris, Photo Julien CormierLe pape les accepta sans doute d'autant mieux qu'elles répondaient aux invites pressantes faites par lui-même, quelques années plus tôt, dans une autre encyclique, Immortale Dei : que les chrétiens s'engagent dans tous les champs d'activité humaine. Lavigerie n'avait pas alors manqué de mettre en relief des directives qui s'accordaient si bien à une préoccupation ancienne chez lui. Dès l'époque de sa jeunesse sacerdotale, il rentrait dans un courant de pensée soucieux de dégager les voies d'une conciliation de l'Église avec la société moderne. Cette recherche subit une éclipse dans les années 1870, puis réapparut avec l'avènement de Léon XIII. Elle s'élargit face aux attaques plus virulentes contre un monde catholique regardé comme réfractaire à toutes les aspirations de son temps : progrès, liberté, science, culture. Le meilleur moyen de se défendre ne consistait-il pas à s'engager sur ces mêmes terrains et à faire mieux que des adversaires

Léon XIIIPlus largement en Afrique, se posait toujours la question de la traite des esclaves. Nous avons laissé la campagne entreprise par Lavigerie au moment où il présentait au Saint-Siège les " voeux et résolutions " du congrès de Paris. Le texte ne fut pas seulement communiqué, mais soumis à l'examen d'une commission cardinalice qui apporta une modification importante. Les délégués sollicitaient du pape (Léon XIII 1890) la prescription d'une quête annuelle dans le monde catholique " pour les besoins de l'Oeuvre antiesclavagiste ". On corrigea cette formule de la façon suivante : " pour les besoins des missions africaines déjà fondées ou à fonder dans les pays à esclaves ". En conséquence, la congrégation De Propaganda Fide recevait la charge de centraliser et répartir les fonds recueillis. Il pouvait paraître normal que le Saint-Siège prenne la gestion d'une quête prescrite par le pape, mais un autre motif intervenait. Lavigerie lui-même insista dans ce sens.
Autre source : (Léon XIII, dans le style incisif qu'on lui connait, écrit alors aux évêques du monde entier en leur demandant de faire de la célébration de l'Epiphanie la Journée Mondiale de l'Afrique. Il prescrit en même temps une quête impérée dont il confie la responsabilité à la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, et insiste pour qu'elle se poursuive tant que les Africains n'auraient pas réussi à prendre en charge leurs propres communautés ecclésiales...")


Léopold IIIl perçait de plus en plus clairement, chez Léopold II, l'appétit de 1' " absorber ". D'autres indices lui firent également craindre de perdre le contrôle de l'oeuvre qu'il avait lancée, et son accaparement par d'autres tendances : il préférait donc mettre en lieu sûr le centre d'activation du " nerf de la guerre ". Des difficultés en surgirent. Les délégués au congrès de Paris n'avaient pas pensé que leurs conclusions puissent être modifiées sans eux; et modifiées sur un point capital, puisque les sociétés antiesclavagistes, contrairement à leurs espoirs, ne recevaient plus elles-mêmes le financement demandé. Émile Keller, le président du comité directeur de Paris, se sentit davantage concerné en tant qu'organisateur du congrès. Il protesta. Cette réaction se greffait, aux yeux de Lavigerie, sur un autre sujet de discorde : son refus de prendre la direction d'une Union catholique devant promouvoir le Ralliement. Prié de remettre sa démission du comité directeur, il s'exécuta. Comme ses collègues manifestaient un vif malaise, le cardinal formula auprès d'eux la même demande, et ils se démirent à leur tour. Lavigerie procéda de cette manière pour reprendre la situation en main avec la formation d'un nouveau comité, mais il n'y réussit pas. Le sort des prédécesseurs n'incita personne à suivre leurs traces.

Rappel

Discours du Cardinal à l'Eglise du Gésu de Rome 28 décembre 1888

Les lois de la nature ne regardent pas seulement les chrétiens, elles intéressent tous les hommes. Voilà pourquoi Je fais appel à tous, sans distinction de nationalités, ni de partis, ni de confessions religieuses. je ne m'adresse pas seulement à la fo', je m'adresse à la raison, à la justice, au respect, à l'amour de la liberté, ce bien suprème de l'homme, comme l'a dit encore Notre Pontife. Sans doute, Je plaide aujourd'hui cette cause dans un temple et devant des autels, mais je suis prêt à la plaider partout. je l'ai plaidée dans Princess Hall, devant les protestants d'Angleterre, dans les salons, devant les philosophes, devant les impies, et toujours j'ai trouvé dans les cœurs l'écho de ce sentiment que traduisait le poète antique :

Homo sum et nihil humani a me alienum puto.

Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger C'est un cri qui est parti de Rome, et qui, lui aussi, a son écho dans tout l'univers. Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon cœur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme, et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, Je peux le faire pour rendre aux fils de cette race infortunée, la famille, l'honneur et la liberté.

 


 


World Africa Day on the Epiphany, calling for an 'Imperative Collection'
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ide aux Eglises d'Afrique

. Affiche AEA

7th January 2018



Origin of the Epiphany Collection: :

At the close of the 19th century, around 1886, Cardinal Lavigerie, Founder of the White Fathers and the White Sisters, co-Founder and first Director General of the Œuvres d'Orient, was revolted by the inhuman situation whereby Africans were auctioned like vulgar cattle.

Throughout the world, he undertook to raise awareness in public opinion and addressed the governments of the day to implement the cessation of the raids that reduced men to slavery, obliged to work without wages far from their countries and totally dependent on their owners.

At Paris, he founded the Anti-Slavery League and became its first Director General. This Association was commissioned to raise funds to redeem these slaves from their masters, in order to release them, making them free.

Echoing Cardinal Lavigerie's, initiative, Pope Leo XIII wrote to Bishops throughout the world on the 20th November 1890 and instituted World Africa Day on the Epiphany, calling for an 'Imperative Collection'. He requested its continuance until Africans could take complete charge of their own Church communities.

In 1967, since at least officially, slavery had not been in evidence for several decades, the Anti-Slavery Society took the name of AID TO THE AFRICAN MISSIONS. In 1992, it became AID TO THE CHURCH IN AFRICA. The Church in Africa has become autonomous and today most Bishops are African-born.

Objectives :

How AID TO THE CHURCH IN AFRICA is organised and managed today:

Affiche AEA- " On the one hand, by the Epiphany Collection. It tries to raise awareness every year among the Christians of France of the needs of the Church in Africa, by an information campaign to Bishops, parishes and missionary cooperation teams. The amounts collected are redistributed to African dioceses (mainly French-speaking, but also English- and Portuguese-speaking) for the needs of those Churches. This Epiphany Collection is under the aegis of the Congregation for the Evangelisation of Peoples, Rome, and funds are distributed with its agreement. In 2005, € 934,300 were sent to dioceses in 26 African countries, including North Africa, Madagascar, and the Indian Ocean Islands, as well as various Services of the Mission in France, Know that in January 2013, 218 dioceses in 28 African countries, mainly french speaking, received a subsidy of 4 000 € each.

The Epiphany Collection is supplementary to the aid brought by the OPM. It enables relatively modest projects to be supported, for lay training, for catechists and the growth of small communities set up among farmers, the poor in towns and abandoned peoples.

- As for the French Association of AID TO THE CHURCH IN AFRICA, throughout the year, it receives donations from individuals. These amounts enable a direct response to be made for micro-projects submitted by African Christian communities for catechesis, (children, youth, adult), catechist training, parish pastoral activities, or the building of a chapel in the villages or in sub-parishes.

In all our activity, we try to go from assistance to solidarity.

Translated by Donald MacLeod M.Afr.

More in French

See also the website of the Oeuvres Pontificales Missionnaires

and the website of Aide aux Eglises d'Afrique